
Les Techniques d’Activation de Conscience (TAC) ont été développées par le Dr Jean Becchio, médecin et praticien de l’hypnose clinique. Elles sont issues de plusieurs décennies de pratique et de recherche autour de l’hypnose, mais proposent une évolution importante de celle-ci.
Plutôt que de chercher à provoquer un état de détente ou de « transe », les TAC visent à activer les capacités de la personne : son attention, ses perceptions, son imagination, ses sensations corporelles et ses ressources.
De l’hypnose à l’activation de conscience
Dans l’approche de Jean Becchio, la conscience n’est pas considérée comme quelque chose qu’il faudrait diminuer ou mettre en sommeil pour permettre le changement.
Au contraire, elle peut être mobilisée et activée.
Lorsqu’une personne rencontre une difficulté, son attention a tendance à se focaliser sur le problème : la douleur, l’inquiétude, la peur, les pensées répétitives ou les scénarios négatifs prennent progressivement toute la place.
Les TAC cherchent à modifier cette dynamique en permettant à la personne de retrouver une perception plus large de son expérience et d’accéder à d’autres informations : sensations, souvenirs, images, expériences positives, capacités d’adaptation et possibilités d’action.
Une approche active
Une séance de TAC ne consiste donc pas simplement à se détendre.
La personne est invitée à participer activement à l’expérience.
Le praticien peut utiliser différents éléments :
- la focalisation de l’attention ;
- les sensations corporelles ;
- la respiration ;
- le mouvement ;
- l’imagination ;
- les souvenirs et expériences vécues ;
- les métaphores ;
- la projection dans une situation future ;
- l’évocation des ressources et des compétences déjà présentes chez la personne.
Le corps occupe une place particulièrement importante. Certains exercices utilisent par exemple les mouvements des mains ou des bras afin d’associer une expérience mentale à une expérience corporelle concrète.
Le principe d’activation
Face à une difficulté, notre fonctionnement peut devenir extrêmement centré sur ce qui ne va pas. La personne sait parfaitement ce qu’elle ne veut plus ressentir, mais beaucoup moins ce qu’elle souhaite vivre à la place.
Les TAC proposent de déplacer progressivement cette attention.
Il ne s’agit pas de nier le problème ou de forcer une pensée positive. Il s’agit plutôt d’aider le cerveau à retrouver différentes possibilités de réponse.
La personne peut alors explorer une expérience dans laquelle elle se sent plus capable d’agir, de s’adapter ou de mobiliser ses propres ressources.
Une expérience tournée vers les ressources
L’un des principes importants des TAC consiste à partir de ce que la personne connaît déjà.
Nous possédons tous des expériences dans lesquelles nous avons été capables de nous adapter, de nous concentrer, de traverser une difficulté, de ressentir du calme, de prendre une décision ou de mobiliser une compétence.
Ces expériences constituent un véritable réservoir de ressources.
Le travail consiste notamment à réactiver ces expériences et à les rendre disponibles dans une situation où elles semblent momentanément difficiles d’accès.
Les TAC ne consistent pas à « lâcher prise »
L’expression lâcher prise est souvent utilisée lorsqu’on parle d’hypnose, de méditation ou de gestion du stress.
Les TAC proposent une logique légèrement différente : plutôt que de demander à la personne de ne plus contrôler, elles l’invitent à faire quelque chose de différent avec son attention.
Observer. Ressentir. Imaginer. Bouger. Explorer. Se projeter.
La personne devient ainsi actrice de l’exercice.
Dans quelles situations sont-elles utilisées ?
Les TAC sont notamment employées comme outils complémentaires dans l’accompagnement :
- du stress et de l’anxiété ;
- de certaines douleurs ;
- des émotions difficiles ;
- des troubles du sommeil ;
- de la préparation à une situation stressante ;
- de la confiance en soi ;
- de la concentration ;
- de certaines habitudes ou comportements ;
- de l’accompagnement médical et thérapeutique.
Elles ne remplacent évidemment pas un diagnostic ou un traitement médical lorsqu’il est nécessaire.
Apprendre à utiliser autrement sa conscience
L’intérêt des TAC réside également dans leur simplicité : plusieurs exercices peuvent être appris puis reproduits de manière autonome.
Avec l’entraînement, la personne apprend à reconnaître plus rapidement les moments où son attention se rigidifie autour d’un problème et à utiliser des exercices permettant de retrouver davantage de possibilités.
Les Techniques d’Activation de Conscience proposent ainsi une conception très dynamique du travail thérapeutique : il ne s’agit pas d’endormir la conscience, mais de la mettre en mouvement.
Et progressivement, la personne apprend à devenir elle-même actrice de cette activation
